EDITO de l’an 21 après le grand bug

Editorial

Nous sommes en l’an 21 après la naissance du grand bug.

Toute la Belgique est occupée par les masques. Toute ? Non !

Un tribunal de police peuplé d’irréductibles juristes résiste encore et toujours à l’envahisseur exécutif. Et la vie n’est pas facile pour les légionnaires régaliens des camps retranchés de la rue Dura Lex, de la rue Masium et de la place Martyrium.

Ceux d’entre vous qui n’ont pas éteint leurs postes de radio et leur télévision à l’occasion du premier confinement n’ont pas pu rater l’information : par un jugement du 12 janvier 2021, le Tribunal de police de Bruxelles a écarté l’application de l’arrêté ministériel du 30 juin 2020 qui impose le port du masque dans l’espace public en raison d’un défaut de base légale suffisante et de son inconstitutionnalité.

Une décision qui porte à réfléchir puisque le Tribunal n’hésite pas à rappeler que le port du masque demeure un devoir moral mais que l’obligation juridique devrait, quant à elle, être adoptée par le législateur et non l’exécutif.

Pas de potion magique pour le Tribunal de police : le parquet a fait appel.

Il n’en demeure pas moins que la question est posée : aurions-nous délibérément ligoté et abandonné Éliane Tillieux en haut d’un arbre ? Aurions-nous bâillonné le chant de la démocratie, fût-il parfois cacophonique ?

N’oublions pas que le Conseil d’Etat a ,quant à lui, pris position et validé à plusieurs reprises la tenue du banquet... par vidéoconférence.

Dès lors, qu’on nous donne un sanglier, de la cervoise et l’Open Barreau, par Toutatis !

 

Elisabeth KIEHL

Florence NATALIS

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