La défense des droits fondamentaux et la CLJB

La défense des droits fondamentaux est l’une des priorités de la promotion 2019-2020.

La CLJB s’est donnée pour objectif de poursuivre une réflexion autour des plus vulnérables aux fins de mettre en place des actions visibles et efficaces.

 

1er Projet : Mission Girafe

1°- Par où commencer ?

Telle était la question, tant cette année 2020 est pleine de rebondissements.
En juin 2019, la réflexion s’est amorcée suite à un projet-pilote mis en place par le relais enfants-parents à Saint-Gilles.
Aussi mystérieux qu’original, il s’agissait du « projet Girafe ».

2°- Présentation du projet

Le projet mis en place est expliqué par le relais enfants-parents de la manière suivante :

« La girafe Popy a été créée pour guider les enfants depuis la salle d’attente jusqu’à la salle de visite en leur offrant une image rassurante à laquelle s’attacher. Les enfants peuvent la suivre grâce aux pancartes qui se trouvent à différents endroits de leur passage ou se laisser guider par les pastilles collées au sol sur lesquelles la tête de Popy apparaît.  Au travers du phylactère qui se trouve à côté d’elle, Popy peut communiquer des messages rassurants et sympathiques aux enfants.  Ainsi, les couloirs paraissent moins lugubres, les portiques de sécurité moins impressionnants et les visites à papa ou maman moins anxiogènes. L’attention des enfants est détournée de façon plus ludique.  Dans le cadre de ce projet, chaque psychologue du Relais Enfants-Parents aura avec lui, et lors de chaque visite, une peluche de Popy. »

3°- Mise en place du projet

En décembre 2019, grâce à l’investissement de l’ensemble de la CLJB, le projet Girafe a pris forme et le financement a été envoyé à l’association.
Le projet sera lancé dès la sortie du confinement, à la prison de Lantin puis à la prison d’Andenne.
C’est avec le soutien de notre Bâtonnier et du Conseil de l’Ordre qu’il a également été possible de soutenir et d’accompagner cette association dans ce projet national et nous souhaitons les remercier.

 

2ème Projet : Concours "J’accuse… ! »

1°- Présentation du concours

En septembre 2019, alors même que la Conférence s’interrogeait sur la défense des droits fondamentaux, le Jeune Barreau de Bruxelles lançait le concours « J’accuse… ! », dont l’objectif était le suivant :

« dénoncer des situations d’injustice, de discrimination ou d’inégalité,
que celles-ci soient sociétales, légales, politiques, médiatiques, de genre
 »

Il n’en fallait pas plus à notre Président pour m’encourager à y participer.

2°- Le déroulement du concours  

Les discours devaient être communiqués avant le 18 octobre 2019 à minuit.

J’ai choisi de mettre en lumière la situation particulièrement difficile des sans-abri liégeois.

Cinq candidats ont présenté le concours le vendredi 8 novembre 2019 au Palais de justice de Bruxelles.

  • Me Aymeric de Lamotte (barreau de Bruxelles)
  • Me Guillaume Delfosse (barreau de Bruxelles)
  • Me Stéphanie Michiels (barreau de Bruxelles)
  • Me Anne Reul (barreau de Bruxelles)
  • Le rédacteur (barreau de Liège)

     

Le jury était composé de :

  • M. le Bâtonnier du Barreau de Bruxelles Michel Forges
  • M. le Président d'Avocats.be Xavier Van Gils
  • Mme Françoise Tulkens, ancienne Juge près la Cour européenne des droits de l'homme,
  • Mme la Présidente de la Ligue des Droits Humaines Olivia Venet
  • Me Laurent Kennes, avocat et Maître de conférences à l'ULB 
  • Me Jérôme Henri, Président de la Conférence du jeune barreau de Bruxelles.

3°- Le résultat du concours  

Le sujet des sans-abri a retenu l’attention du jury et le Barreau de Liège remporta pour la première édition le concours.

 

3ème Projet : Organisation d’une conférence de midi sur les droits de l’homme
 

1°- Présentation du projet

L’institut de droit européen des Barreaux a mis en place une collaboration avec différents barreaux pour renforcer l’accès et la formation en matière de droits fondamentaux.
Le Barreau de Liège a désigné quatre confrères ayant déjà une expérience en droit européen pour suivre une formation spécifique à Strasbourg, Bruxelles et Luxembourg.
Il s’agit de Maîtres : Sibylle Gioe, Violaine Devyver, Jean-Pierre Jacques, Thomas Bocquet.

2°- Organisation de la conférence   

Maître François Deguel, directeur des travaux, est entré en contact avec nos confrères pour organiser la restitution de la formation acquise et ainsi permettre de proposer une formation pratique et accessible  au plus grand nombre.
Cette formation visera à former nos confrères aux mécanismes devant la CEDH et aux différents instruments internationaux à leur disposition.

 

4ème Projet : Projet Croix-Rouge : Collecte de sang 
 

1°- Présentation du projet

En février 2020, la détermination du jeune barreau était toujours plus grande pour poursuivre ses efforts et notre vice-présidente proposa la mise en place d’une collecte de sang à destination de la Croix-rouge.

2°- Mise en place du projet

En raison de la situation sanitaire, la mise en place du projet a dû faite l’objet d’un report.
La collecte de sang se mettra en place l’année prochaine.
Le jeune barreau poursuit également en parallèle une réflexion avec la Croix-rouge et le Bureau d’Aide juridique pour faciliter l’accès à l’information juridique pour les sans-abri.
Ce projet sera poursuivi dans l’année à venir et pourrait permettre de renforcer l’accès au droit pour les Liégeois en situation de grande détresse.
La CLJB poursuit son objectif, celui de défendre et promouvoir la défense des droits fondamentaux et des plus vulnérables et notre future présidente, Mathilde Rentmeister, est déjà prête à reprendre le flambeau pour l’année 2020-2021.

 

Thomas Bocquet

Je m’empresse d’abord de féliciter Me Thomas Boquet qui a remporté ce concours d’éloquence et ainsi mis à l’honneur le barreau de Liège et sa conférence libre, qui plus est face à trois candidats brusseleirs (qui croyaient sans doute pouvoir le réduire en snottebelle de province, ces zievereirs de dikkeneks… Bon, je m’arrête : ce qu’on appelait naguère « taquiner » se dit maintenant « offenser une communauté » et je vais devoir présenter des excuses publiques dans le repentir le plus contrit, ce qui n’est pas ma tasse de thé …).
Cet article me donne toutefois l’occasion, aussi, d’alerter celui qui m’aura lu (qui lit un commentaire ?) sur ce tic de langage qui parasite toutes les bouches : on « met » actuellement tout « en place » !
Si possible, un « dispositif », un « mécanisme » ou « des outils ». Ici, ce fut souvent un projet (à 4 reprises sur les 9 utilisations de « mise en place » ou « mettre en place », en moins de 3 pages).
Le langage politico-journalistique est très pauvre : il nous assomme de « en capacité » et va même souvent jusqu’à « en capacité de pouvoir » ; si vous retirez de ce caquetage insignifiant les mots « mise en place », « de terrain » et « en responsabilité », il ne reste pas grand-chose.
La crise de la pandémie a donné l’occasion à ces phraseurs de se trouver de nouveaux « mots béquilles » pour meubler leur inconsistance ordinaire (gestes barrière ; distanciation sociale ; résilience …) : ne nous laissons pas contaminer ! L’avocat doit parler clairement : son ambition à lui, c’est de convaincre, pas de plaire.
Amicalement,
Jari

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